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Le blog de hbalbumphotos

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Les Forges de Moisdon la Rvière

Publié par Hervé BOUDET sur 30 Septembre 2013, 22:03pm

Catégories : #Patrimoine bati

Pour commencer un peu d'histoire.


Du Vème au XVIème siècles dans le canton de Moisdon la Rivière et sur plusieurs sites autour de Châteaubriant, du minerai de fer est exploité pour une production directe de fer dans de petits fourneaux au charbon de bois disséminés dans les forêts couvrant le Pays.

En 1668, le Grand Condé (grand cousin de Louis XIV), décide de mettre en valeur les forêts de sa baronnie de Châteaubriant en faisant construire de grandes forges par de riches bourgeois, négociants et entrepreneurs.

René Saget (premier directeur) construit donc à Moisdon-la-Rivière une grande forge moderne aux ateliers disposés fonctionnellement sous une importante retenue d'eau (étang), au lieu dit la Forge-Neuve.

Cette forge se compose d' un fourneau double, produisant des boulets, du lest pour les navires, des plaques foyères, des chaudières, des marmites et autres objets de fonte moulée, une forge d'affinerie pouvant transformer la fonte en barre de fer, le troisième atelier étant une fenderie, sorte de laminoir qui permet, pour certains usages, de refendre les barres en baguettes ou verges.

Le XVIIIème siècle constitue l' âge d'or des forges au bois. Ce modèle de forge marque une étape dans la
sidérurgie et sert d'exemple aux autres forges. Le nombre de commandes est tellement important que la construction d'une nouvelle affinerie est réalisée dès 1722 à la sortie du bourg de Moisdon-la-Rivière : la forge de Gravotel. Cette affinerie devient l'annexe de la Forge Neuve.

Bien que le personnel technique de la forge participant directement à l'activité sidérurgique soit peu nombreux, en moyenne 25 à 40 personnes par forges, l'effectif total de personnes travaillant pour le site est variable.

Pour l'année 1787 à la Forge Neuve, le nombre de personnes employées est de 172 en hiver contre 565 en été dont 60 techniciens l'hiver (période de forte activité) et 11 en été (période d'entretien), et 112 autres travailleurs en hiver contre 554 en été.

La tourmente révolutionnaire correspond aux exactions des chouans (révoltés hostiles aux troupes républicaines et favorables à un retour du Roi) qui troublent le Pays de Châteaubriant. Ils assassinent le directeur des forges de Moisdon, Augustin Rocher, en avril 1794, et font cesser la production en privant celles-ci du travail des charbonniers et des bûcherons (alimentation en bois et en charbon de bois). Suite à la Révolution française (1789-1799), la forge devient un « bien national de la République».

A la Restauration (1815, retour de Louis XVIII sur le trône de France), la Forge Neuve est restituée à la famille de Condé. En 1869, la Forge Neuve fournit sa dernière fonte, elle est alors propriété des forges de Basse-Indre (près de Nantes). La Forge Neuve connaît dès lors des fortunes diverses. Ainsi une féculerie et une centrale électrique sont exploitées sur le site, mettant à profit la puissance hydraulique à disposition.


Le texte est issu du site internet du Pays de Chateaubriand

http://www.pays-chateaubriant.fr/accueil

 

J'ai pris les photos avec un appareil argentique et un film noir et blanc.

 

Forges-de-Moisdon-1.jpg

 

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